Des réseaux pour mieux lire

lundi 26 mars 2007
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CLASSIFICATION EN RÉSEAUX
 
Vous trouverez ci-après les principaux éléments d’une classification largement employée par les spécialistes de la littérature enfantine.
 
Réseaux basés sur la transtextualité, c’est à dire la transcription d’un texte dans un autre texte.
 
Réseaux basés sur l’architextualité, c’est-à-dire des ouvrages qui appartiennent à un genre.
Ce sont des livres qui fonctionnent dans une même lignée.
Par exemple : les livres qui font rire, les contes, les policiers avec détective. Ces livres facilitent l’anticipation et surprennent quand il y a un écart dans le scénario. On va les lire et dégager des critères de fonctionnement qui vont devenir des outils d’aide à l’écriture du même type de texte.
 
Réseaux basés sur l’intertextualité : chaque texte fait appel à d’autres textes. Exemple : « le petit lapin rouge » qui mêle le petit chaperon rouge à son histoire.
Ces livres donnent du plaisir-lecture et on peut créer du plaisir-écriture en s’inspirant d’un texte existant. Il faut savoir s’imprégner des écrits des autres (copier, plagier, pasticher...) : on n’a pas le droit de laisser les enfants devant le vertige de la page blanche.
On peut donner un « chemin » (les images des premières pages d’un album) pour écrire des propositions sur les images suivantes :
Par exemple : « Préfèrerais-tu... ? » de J Birmingham chez Flammarion. En appliquant le principe de contraintes, d’outillage, on aide la création des enfants.
 
Réseaux génériques  :
Ce sont les contes éthiologiques, les fables, les policiers, les récits historiques, le livre d’humour avec différentes approches (comique de situation, jeux de mots...)...
Exemple : « Pourquoi le zèbre est-il rayé ? »
 
Réseaux d’un genre voisin, qui ont des structures proches :
Par exemple :
- une structure répétitive, en pétale : on revient toujours à l’élément de départ avant d’aller à une autre situation (très intéressant en cycle 2 par raport à l’apprentissage de la lecture).
- une structure en chaîne, on va d’un élément à un autre sans revenir à la situation de départ.
Avec les enfants, on peut chercher ce qui est constant, ce qui change et ainsi leur donner des outils d’écriture, de lecture, de vocabulaire.
 
Réseaux basés sur l’intratextualité :
Ils sont formés par les livres écrits par un même auteur (très intéressant pour construire la notion d’auteur).
Par exemple :
- les « Marcel » d’Anthony Browne (aux éditions Kaléidoscope)
- les livres de :
*Lionni : fable qu’on peut utiliser pour écrire une fin, un début, ou un milieu
d’histoire (ex : Un poisson est un poisson).
*Ponti ( ex : Pétronille et ses 120 petits)
*Solotareff (ex : Nadja, Chien bleu)
*Boujon ( ex : Pauvre Verdurette) où l’on trouve une relation « duelle »
*Corentin (ex : l’Afrique de Zigomar)
 
Réseaux de motifs ou de scènes  : Ces livres sont centrés sur un moment ou sur un lieu de vie. Par exemple : « L’heure de dormir », « Le moment où la neige tombe »
 
Réseaux rassemblant les variantes d’un même texte  : différentes versions d’un même conte, adaptations par changement d’époque, de lieu, de style de personnages...
Exemple : "Prince Gringalet" de B.Cole reprend Cendrillon avec tous les changements cités.
 
Réseaux centrés sur un personnage type : le loup, le Père Noël, les fées, les sorcières...
C’est la construction d’un mythe, on travaille sur les caractéristiques physiques et morales.
 
Réseaux de textes autour d’une même valeur  : Amour, Amitié, Solidarité, Filiation (famille).
Ils permettent l’ouverture sur l’Education civique.
 
Réseaux autour d’un même sentiment  : passion, peur, jalousie, chagrin, amour, amitié, etc.
 
Réseaux autour d’un même thème  : le cirque, le printemps, partir ailleurs (on cherchera
pourquoi ? comment ? où ? par où ? selon un itinéraire ou sans...), l’espace.
 

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